Il est un instant dans la grande roue du temps où le Soleil, tel un roi bienveillant, s'assied sur son trône d'or et contemple son royaume de verdure avec un sourire de lumière.
Cet instant, les Anciens l'appelaient Litha.
Alors, les jours s'étirent comme des chats heureux sous les rayons bienfaisants, les fleurs ouvrent leurs corolles telles des coupes offertes au ciel, et la Terre, vêtue de ses plus beaux atours, danse dans une robe tissée de coquelicots, de lavande et de chants d'oiseaux.
Car Litha n'est pas seulement une fête.
C'est le grand éclat de rire du vivant.
C'est le cœur de l'année qui bat plus fort.
C'est une symphonie de lumière où chaque feuille devient un miroir du Soleil et où chaque brin d'herbe semble fredonner un ancien secret.
Les vieux sages disaient que, lors du solstice, le voile entre le visible et l'invisible se pare d'or et de miel. Les fées se glissent dans le parfum des roses, les esprits des forêts murmurent dans les hautes herbes, et même les pierres chauffées par l'astre du jour semblent se souvenir de chansons oubliées.
Si l'on tend l'oreille, très doucement, il est possible d'entendre Merlin sourire.
Car le vieux magicien sait une chose que notre monde pressé oublie parfois : la nature ne court jamais, et pourtant tout s'accomplit.
La rose ne lutte pas pour éclore.
Le chêne ne se hâte pas pour grandir.
Le ruisseau ne s'inquiète pas de rejoindre la rivière.
Chacun suit sa danse sacrée.
Et peut-être est-ce là le véritable enseignement de Litha.
Le Soleil, au sommet de sa course, nous rappelle que nous aussi avons le droit de nous arrêter un instant pour contempler le chemin parcouru.
De remercier.
De célébrer.
De respirer.
Car la vie n'est pas une montagne à conquérir, mais un jardin à cultiver.
Et chaque joie, aussi petite soit-elle, est une graine de lumière déposée dans le grand terreau des saisons.
Alors, en ce temps où les jours ressemblent à des couronnes d'or tressées par les mains du ciel, allumons nos feux intérieurs.
Cueillons les rires.
Offrons notre gratitude aux arbres qui nous abritent, aux abeilles qui butinent, aux étoiles qui veillent et à cette Terre généreuse qui nous porte depuis toujours.
Que nos cœurs soient semblables aux tournesols, non pas parce qu'ils cherchent le Soleil…
Mais parce qu'ils savent instinctivement où se trouve la lumière.
Et lorsque viendra le soir de Litha, quand les derniers rayons embraseront l'horizon d'ambre et de cuivre, souvenons-nous que même lorsque les jours recommencent doucement à raccourcir, la lumière ne disparaît jamais.
Elle change simplement de demeure.
Elle quitte les cieux pour venir habiter nos âmes.
Chez Merlinite Créations, nous aimons croire que chaque saison est une page du grand grimoire du vivant, et que Litha en est peut-être l'enluminure la plus lumineuse.
Puissiez-vous marcher pieds nus dans les herbes folles, rire avec le vent, écouter les secrets des fleurs et laisser la magie du Soleil déposer sur votre chemin quelques étincelles d'émerveillement.
Belle fête de Litha à toutes les âmes qui savent encore reconnaître les miracles cachés dans la rosée du matin.
Que le vieux Merlin veille sur vos rêves et que la lumière du solstice illumine vos créations et votre cœur.
« Litha est au temps ce que le miel est à la fleur : la douce mémoire du Soleil, transformée en trésor. »
Merlinite
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