Pourquoi cette peur viscérale des tremblements de terre ?
Je partage ici ma dernière expérience, liée au traumatisme d'une vie antérieure. Ces mots pourront peut-être aider à comprendre quelque chose d'essentiel : comment écouter une peur, un effroi, une réaction qui semble parfois disproportionnée... et surtout, se demander pourquoi ?
Pourquoi cette peur viscérale des tremblements de terre depuis mon enfance ? Je me suis longtemps posé cette question.
Lorsque mon fils avait seulement 1 mois, nous avons ressenti une secousse sismique à Perpignan. C'était en 1996. Et là... impossible de me ressaisir. J'ai été prise d'une panique incontrôlable. Je me suis immédiatement mise à préparer un sac de secours pour mon fils et mes deux chats. Je n'avais même pas de panière pour les transporter, alors j'ai fabriqué un carton de fortune, au cas où. J'étais prête. Prête à affronter ce que je pensais pouvoir arriver. Mais rien ne s'est reproduit. Pourtant, pendant plusieurs jours, je suis restée en état d'alerte, comme si quelque chose pouvait arriver à tout instant. À l'époque, je ne comprenais pas cette peur. Je ne savais pas d'où elle venait.
Et puis, des années plus tard, elle est revenue. Mais pourquoi maintenant ? Pourquoi cette peur ressort-elle alors que je suis simplement tombée sur des vidéos du tremblement de terre au Venezuela ?
La première vidéo que j'ai vue sur mon téléphone, je pensais sincèrement que c'était une création générée par l'IA. Je l'ai regardée quelques secondes et je l'ai zappée immédiatement. Mais en fait... non. C'était bien réel. Des immeubles, les uns à côté des autres, qui s'effondraient tels des châteaux de cartes.
Et quelque chose s'est passé en moi. Du dégoût. De la peur. De l'horreur. Mais aussi une fascination pour quelque chose que je ne parvenais pas à saisir. Alors j'ai regardé une autre vidéo, puis une autre, et encore une autre. Pendant plus de deux jours, je n'arrivais plus à m'arrêter. Je regardais les images de la catastrophe, les secours qui s'efforçaient de sauver les âmes prisonnières des décombres, les morts, les témoignages de ceux qui avaient tout perdu... Je regardais encore et encore, les larmes aux yeux.
Et plus je regardais, plus une question grandissait en moi : pourquoi cette pulsion ? Pourquoi avais-je besoin de revoir ces images qui me renvoyaient sans cesse à la peur, à l'horreur, mais aussi à une immense compassion pour toutes ces personnes qui avaient vécu cela ? Je sentais qu'il y avait autre chose, quelque chose que je ne comprenais pas encore.
Puis, trois jours plus tard... Stop. Quelque chose en moi s'est arrêté. J'ai entendu. J'ai compris. J'ai compris que cette peur ne m'appartenait peut-être pas seulement dans cette vie. J'ai compris que j'avais subi la mort lors d'un tremblement de terre dans une vie antérieure.
J'ai alors interrogé mon âme. Et nous avons eu une longue conversation. Car elle souffrait de cette mémoire, et donc moi aussi. Elle m'a informée que c'était dans ce tremblement de terre qu'elle avait péri.
Pour moi, cela a alors pris tout son sens. La ligne de temps n'existant pas lors de nos incarnations, je trouve tout à fait normal de pouvoir comprendre cela. Lors de l'incarnation, nous pouvons choisir une époque : le passé, le présent ou le futur.
C'est ainsi que j'ai pu retrouver la trace de certaines de mes vies antérieures dans cette vie et en comprendre le mécanisme. J'ai également identifié certains avatars de mon âme dans cette vie même. Je les croise régulièrement, là où j'habite. Je les connais. Je les reconnais. Et je trouve cela absolument passionnant de pouvoir discuter avec une ancienne version de soi-même. Il faut comprendre que, pour moi, ces avatars correspondent à des vies antérieures déjà vécues. Les expériences ont donc déjà été intégrées par mon âme.
Mais cela ne s'arrête pas à Perpignan. C'est dans le monde entier. À travers l'Histoire, même si celle-ci a été réécrite une multitude de fois, il reste des traces. Il suffit de cibler l'avatar, de poser les questions à son âme et de comprendre que l'être humain a également réécrit cette histoire. Peu importe. Mon âme connaît la vérité. Et c'est là le point le plus important.
Je suis encore un peu fébrile face à cette dernière expérience de mort, liée au tremblement de terre au Venezuela. Mon âme sait mieux que moi que le temps cicatrisera cette blessure émotionnelle. Elle-même est encore profondément bouleversée. Mais le chemin continue.
Malgré certaines étapes de profonds tourments, je trouve toujours aussi passionnant de comprendre que la vérité se trouve à l'intérieur de soi. C'est certainement en cela que le nouveau monde se crée. À l'intérieur de nous. Nous avons toutes les réponses, tous les savoirs, toutes les connaissances, toute la lumière. Nous avons besoin du monde extérieur, bien sûr, mais surtout parce qu'il nous renvoie ses propres limites. Il nous montre ce qu'il ne peut pas nous donner. Et parfois, nous cherchons à l'extérieur ce que nous portons déjà en nous.
La réponse était là, depuis le début. Il fallait simplement apprendre à l'écouter.
Voilà. Je vais m'arrêter là. Merci de m'avoir lue jusqu'au bout. Et surtout, peut-être que si vous ressentez une peur profonde, inexplicable, viscérale… ne cherchez pas immédiatement à la faire taire. Écoutez-la. Demandez-vous pourquoi elle est là. Car parfois, derrière une peur qui semble n'avoir aucun sens, se cache une mémoire qui demande simplement à être entendue.
Bonne journée, Belles Lumières !
Merlinite
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